Qu'est-ce qui compte comme un silence, et comment fonctionne le seuil ?
L'outil mesure le volume de l'enregistrement par tranches de 10 millisecondes, en décibels (dB). Ce qui reste sous le seuil assez longtemps est considéré comme un silence. Un silence n'est jamais vide : il contient le bruit de fond de la pièce, du micro ou de la rue. Le bon seuil se situe donc juste au-dessus de ce bruit, et bien en dessous de la voix.
Le seuil automatique part de votre fichier. L'outil mesure son bruit de fond et le niveau de la voix, puis place le seuil entre les deux, plus près du bruit. Il est tracé en pointillés sur la forme d'onde : vous voyez ce qui passe dessous. Le curseur « Sensibilité » vous laisse le déplacer, et l'outil indique si votre réglage est plus prudent ou plus sensible que sa suggestion.
Deux précautions évitent de hacher les phrases. La voix doit descendre 3 dB sous le seuil avant d'être considérée comme terminée, ce qui protège les fins de mots. Et un bruit très bref, à peine plus fort que le seuil (un clic, un bruit de bouche), ne coupe pas un silence en deux.
- Seuil bas (vers −60 dB) : seuls les vrais blancs sont coupés.
- Seuil haut (vers −30 dB) : les respirations et les fins de phrase douces partent aussi.
- « Ignorer les silences plus courts que » : les petites pauses entre les mots restent en place.
- « Garder autour des paroles » : la marge laissée de chaque côté d'une phrase.